dimanche 14 septembre 2014

le bruit des livres et les Golden-blog-awards saison 2

golden blog awards1



Depuis 2010 les Golden-Blog Awards permettent de récompenser le travail fourni par les blogueurs en leur offrant davantage de visibilité et en leur permettant d'enrichir le travail en échangeant avec d'autres blogueurs.
23 catégories (BD, mode, économie-marketing, beauté, sciences, musique, sport, Paris, arts et culture...) y sont représentés, 3 prix spéciaux (meilleur blog, meilleur espoir et -depuis cette année- Happy Blog) y sont décernés et 8 000 blogs en moyenne participent à cet événement.
Depuis 18 mois qu'existe Le Bruit des livres, je me suis efforcée de défendre et partager mes nombreux coups de coeur. Participer à ce concours c'est à la fois me donner de la visibilité mais aussi valider le travail fourni jusque là, d'autant plus que depuis sa création Le bruit des livres a évolué tant dans son contenu que dans son visuel. Voter pour ce blog, c'est voter pour contenu, son design, son potentiel et aussi pour son lectorat.
Ainsi, comme l'année précédente, je tente ma chance en inscrivant le blog aux Golden-blog-awards dans la catégorie Arts et Culture. Et si vous souhaitez défendre ses chances de terminer dans les 10 premiers de sa catégorie afin de figurer au second tour vous pouvez voter :

1) En cliquant sur le gigantesque widget « Golden Blog Awards » présent en bas de page.

2) En accédant à la page GBA réservé au Bruit des livres : http://www.golden-blog-awards.fr/blogs/le-bruit-des-livres.html

et si le coeur vous en dit,vous pouvez commenter et partager cette candidature.

Quoiqu'il en soit sachez que je vous suis reconnaissante de lire ces pages que j'ai parfois du mal à rédiger. Et merci à ceux d'entre vous qui voteront quotidiennement jusqu’à la date limite ;-)

Merci !
lili M

NB : le règlement autorise à voter une fois par jour et par personne pour un blog au choix parmi sa catégorie.




vendredi 12 septembre 2014

Interlude (1)

Petite pause dans notre quotidien de lecteur et amusons-nous un peu avec les livres !
Derrière chacun de ces jeux se cache le titre d'un roman chroniqué ou non dans ce blog.
Mais êtes-vous plutôt :

Rébus....

Rébus n°1 :
lait.jpg zan.jpg faon.jpg da.jpg ti.jpg la.jpg



Rébus n°2 :


la.jpg seau.jpg va.jpg jeux.jpg



Rébus n°3 :


eau_2.jpg bonne.jpg heure.jpg de_2.jpg dames.jpg



Rébus n°4 :

lait.jpg brr.jpg haie_2.jpg z.jpg


Rébus n° 5 :
lait.jpg faux.jpg m.jpg apostrophe eau.jpg nez.jpg yeux.jpg r.jpg apostrophe



... ou charades ?

Charade n°1 : 
Mon premier est central
Mon deuxième est au nombre de cinq
Mon troisième est un cervidé à grands bois plats
Mon quatrième permet de traverser un cours d'eau
Mon tout est le Prix Médicis 2010

Charade n°2 : 
Mon premier est la boisson des nourrissons
Mon deuxième est un palmipède sauvage ou domestique
Mon troisième est généralement courante 
Mon tout est un roman norvégien

Charade n°3 :
Mon premier est identique au premier précédent
Mon deuxième est un coffre de voyage
Mon troisième ponctue notre quotidien
Mon quatrième vient après un
Mon cinquième est dénué d'intelligence
Mon sixième est la 21ème lettre de l'alphabet grec
Mon tout est un classique de la littérature jeunesse

Charade n°4 :
Mon premier est un moyen de transport
Mon deuxième arrive après un
Mon troisième ne voit jamais le jour
Mon quatrième s'oppose à contre
Mon cinquième est un prénom féminin 
Mon sixième est une ancienne capitale européenne
Mon tout est un roman helvétique traduit de l'allemand




Si l'ensemble de ces jeux est le fruit de mon propre travail, j'ai toutefois eu recours à un site spécifique (rebus-o-matic.com) pour élaborer les rébus.
Cette page ne fait l'objet d'aucun concours, ce n'est qu'une proposition de divertissement, une approche ludique de la littérature qui je l'espère vous plaira autant qu'à moi. C'est d'ailleurs pour ces raisons que j'ai voulu ces jeux relativement faciles à résoudre (mais si besoin est, je peux laisser des indices). J'invite ceux qui le désirent à laisser leurs réponses dans la rubrique commentaire. Les solutions vous seront données lundi prochain dans la rubrique commentaire.

Amusez-vous bien !

vendredi 5 septembre 2014

La Chute des princes

Robert Goolrick, La chute des princes, éds Anne Carrière

Mon coup de coeur :
Je ne suis pas un mythomane (...) Je sais quel métier j'exerce et quelle est ma place dans ce monde, c'est-à-dire assez bas dans le classement des personnalités les plus glamours du magasine People. Mais j'ai encore des désirs. J'aspire aux choses que je possédais dans une autre vie. Je me désole de les avoir sacrifiées. Je m'en veux en permanence d'avoir tout foutu en l'air ".
La Chute des princes commence par l'histoire d'une déchéance, celle d'un prince de Wall Street arrogant, claquant son fric dans des soirées alcool et coke et se croyant intouchable mais qui va finalement perdre son travail et son train de vie aussi rapidement que le temps mis pour le conquérir. Le récit se poursuit alors avec l'histoire des années sida dans un New York glauque où seule la beauté des corps -qu'ils soient masculins ou féminins- comptent. Le narrateur nous invite alors à le suivre lors de ces allers/retours entre son passé flamboyant et son présent médiocre fait de visites d'appartements qu'il ne pourra plus jamais posséder ou de fêtes d'anniversaire auprès d'une femme qu'il n'a plus et du fils qui n'a jamais vu le jour. A la frénésie de sa vie passée succède l'humilité d'une vie de libraire logeant dans un vieux studio acheté lorsqu'il était étudiant.
Dans la première partie du récit (la plus importante), notre prince raconte cette époque fugace et désormais révolue où " on claquait tout ce qu'on veut ". Puis chapitre après chapitre le narrateur montre le versant négatif de son histoire. Ainsi nous assistons à la chute de ce loup et de ses congénères dans un New-York convulsif et écoeurant. Les personnages sont anti-pathiques, arrogants, déconnectés uniquement en phase avec l'univers socio-économique dans lequel ils évoluent. Un univers où il est mal vu de succomber d'un arrêt cardiaque au bureau, de ne pas être viril et où il est impardonnable d'être séropositif. A cette époque -c'est-à-dire au début de l'épidémie- la peur justifiait tous les comportements de rejet.
Rien ne nous fait rêver dans cette vie d'excès et d'invulnérabilité apparente, que ce soit sa vie sentimentale ou professionnelle. 
Goolrick possède un don certain : celui de rendre palpable une époque d'autant plus aisément qu'elle est à la dérive. Avec son personnage antipathique dans les moments de joie ou de détresse et une époque rythmée par les fêtes, les overdoses et les suicides, La Chute des Princes convoque chez le lecteur un ensemble d'images liées à la décadence. Tout dans la vie de cette ancienne figure de Wall Street sent l'excès et l'écoeurement. Mais tout excès à ses conséquences, et notre narrateur va vite déchanté. Dès les premières lignes du roman, sa chute est annoncée. Au fil des pages, elle est même précédée par celle de ses "connaissances" qui succombent à des attaques cardiaques ou dont on découvre le corps inerte dans un vomi sur des draps de soie. Malgré le stress de plus en plus pesant et des signes de plus en plus annonciateurs, notre personnage court consciemment à sa chute... pour finalement s'en relever. Une fois encore, Robert Goolrick écrit sur la souffrance, l'inaltérabilité d'un temps passé qui continue à exister dans l'esprit de ses personnages. Car, La chute des princes évoque autant la déchéance d'un homme qui a voulu vivre vite et fort que sa lente résurrection ailleurs dans d'autres sphères avec d'autres connaissances.

La Chute des princes c'est avant tout l'histoire d'un homme qui raconte avec autant de lucidité et de franchise son ascension et sa déchéance. J'ai été captivée par le rythme du récit et par sa construction binaire qui donnent du peps à cette intrigue très années 1980. Au cours de cette lecture, je n'ai cessée d'avoir hâte de compendre comment le narrateur avait flambé sa vie et comment il arrivait in fine à dépasser ses souvenirs et ses remords. J'ai également aimé la façon dont il assume ses excès passés et ses délires actuels.Chaque phrase est un uppercut. Chaque ligne nous dévoile un tentative de résurrection qui ne va pas sans sacrifice. Robert Goolrick signe encore une fois le roman d'une déchéance mais ici elle est annoncée et assumée d'emblée. Comme dans chacun de ses récits, il excelle dans l'art de peindre une époque -avec ses travers et les valeurs qu'elle véhicule- et de dresser un portrait complexe de ses personnages. Roman après roman, Goolrick tisse une oeuvre cohérente, puissante et d'une beauté foudroyante.



L'auteur :
Après des études à l’université à Baltimore, alors qu'il hésite entre débuter une carrière d’acteur ou de peintre, Robert Goolrick part en Europe où il commence à écrire pour son plaisir. Pour des questions financières notamment (ses parents le déshéritent), il revient à New York travailler dans une agence  publicitaire de laquelle il se fait licencier à l'âge de 50 ans.
En 2009, il publie son premier roman Une femme simple et honnête (éds Anne Carrière puis Pocket). Ce livre va faire l’objet d’une adaptation cinématographique par le réalisateur David Yates.
Robert Goolrick publie ensuite un récit autobiographique Féroces et Arrive un vagabond (éds Anne Carrière) distingué en 2013 par le Grand Prix des lectrices ELLE.

mardi 2 septembre 2014

Rentrée littéraire 2014 : la sélection et le prix Fnac

Aujourd'hui 2 septembre 2014, le 13 ème prix du roman Fnac a été décerné à l'auteur britannique Benjamin Wood pour son Complexe d'Eden Bellwether (éds Zulma). Il devance ainsi L'Ile du Point Némo de Jean-Marie Blas de Roblès (éds Zulma) et Retour à Little Wing de Nickolas Butler (éds Autrement).
Ces romans figuraient déjà parmi la liste des 32 romans français et étrangers de la sélection Fnac. Cette liste a été établie début juillet par un jury composé de  libraires et adhérents qui ont lu les épreuves non corrigés durant les mois de mai et juin. Voici donc les 32 romans qui ont retenu leur attention :


  1. Nous sommes l'eau, Wally Lamb, éds Belfond
  2. Sauf quand on les aime, Frédérique Martin, éds Belfond
  3. Contre-coup, Nathan Filer, éds Michel Lafon
  4. Le Complexe d'Eden Bellwether, Benjamin Wood, éds Zulma
  5. L'Ile du point Némo, Jean-Marie Blas de Roblès, éds Zulma
  6. Sur place, toute peur se dissipe, Monika Held, éds Flammarion
  7. Une constellation de phénomène vitaux, Anthony Marra, éds JC Lattès
  8. Les Réputations,  Juan Gabriel Vasquez, éds Seuil
  9. Le Cercle des femmes, Sophie Brocas, éds Julliard
  10. Les Grands, Sylvain Prudhomme, éds Gallimard
  11. A l'orée de la nuit, Charles Frazier éds Grasset
  12. Nos disparus, Tim Gautreaux, éds Seuil
  13. La Femme qui dit non, Gilles martin-Chauffier, éds Grasset
  14. Entre frères de sang, Ernst Haffner, éds Presse de la cité
  15. Retour à Little Wing, Nikolas Butler, éds Autrement
  16. Le triangle d'hiver, Julia Deck, éds Minuit
  17. Et rien d'autre, James Salter, éds de l'Olivier
  18. Le Royaume, Emmanuel Carrère, éds POL
  19. Le ravissement des innocents, Taiye Selasi, éds Gallimard
  20. Joseph, Marie-Hélène Lafont, éds Buchet-Chastel,
  21. Prières pour celles qui furent volées, Jennifer Clément, éds Flammarion
  22. La Condition pavillonaire, Sophie Divry, éds Noir sur Blanc
  23. Comment s'en mettre plein les poches en Asie mutante, Mohsin Hamid, éds Grasset
  24. Price, Steve Tesich, éds Monsieur Toussaint Louverture
  25. Debout, payé, Gauz, éds Le Nouvel Attila
  26. Jacob, Jacob, Valérie Zénati, éds de l'Olivier
  27. L'Homme de la montagne, Joyce Maynard, éds Philippe Rey
  28. Le dernier gardien d'Ellis Island, Gaëlle Josse, éds Noir sur Blanc
  29. L'Homme qui s'aime, Robert Alexis, éds Le Tripode
  30. Le Bonheur national brut, François Roux, éds Albin Michel
  31. Charlotte, Eric Fottorino, éds Gallimard
  32. L'amour et les fôrets, Eric Reinhardt, éds Gallimard

Et pour les plus curieux d'entre vous, voici les 12 précédents lauréats :
  • 2002 : Dominique Mainard, Leur histoire (éds Joëlle Losfeld)
  • 2003 : Pierre Charras, Dix-neuf secondes (éds Mercure de France)
  • 2004 : Jean-Paul Dubois, Une vie française (éds de l'Olivier)
  • 2005 : Pierre Péju, Le Rire de l'ogre (éds Gallimard)
  • 2006 : Laurent Mauvignier, Dans la foule (éds de Minuit)
  • 2007 : Nathacha Appanah, Le Dernier Frère (éds de l'Olivier)
  • 2008 : Jean-Marie Blas De Roblès, Là où les tigres sont chez eux (éds Zulma)
  • 2009 : Yannick Haenel, Jan Karski (éds Gallimard)
  • 2010 : Sofi Oksanen, Purge (éditions Stock)
  • 2011 : Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit (éds Lattès)
  • 2012 : Patrick Deville, Peste et Choléra (éds du Seuil)
  • 2013 : Julie Bonnie, Chambre 2 (éds Belfond)

Bonne(s) lecture(s) !